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Sport : départ de la Jacques Vabre dimanche

et pour cette occasion, seuls 5 trimarans prendront la route dimanche, dont Yvan Bourgnon -on ira ptet le voir samedi- qui répond à quelques questions pour 20 minutes :

 
Dimanche au Havre, ce sera le début de la fin d’une histoire d’amour entre les courses au large et les trimarans de 60 pieds, sorte d’oiseaux de mer chevauchés par de fous équilibristes. Une histoire un peu triste entre des marins qui, pour beaucoup, ne rêvent que de repartir sur ces folles machines et des sponsors déçus. Ces folles machines vont disparaître, malgré les succès -il n’y a qu’à voir la foule dans le bassin Paul-Vatine qui se presse sur les pontons pour les admirer-, les courses de légendes et des navigateurs audacieux. Vainqueur avec son frère Laurent de la transat «Jacques-Vabre» en 1997, Yvan Bourgnon (35 ans) fait partie de cette dernière poignée de passionnés. Principal outsider de cette transatlantique entre le port normand et Bahia au Brésil, le skipper de «Brossard» jette un regard passionné sur ce qu’il appelle la «fin d’un cycle».

Cinq trimarans de 60 pieds au départ du Havre, il y en avait encore le double lors de la précédente édition. Que s’est-il passé?

Il faut l’avouer, la classe est au creux de la vague. C’est même la fin d’un cycle. Mais c’est normal, nous étions allés très loin dans le délire. Trop loin, trop vite, sans maîtrise de la structure sportive et des coûts. En 2001, ça a été le délire. Avec pleins de bateaux très chers sortis des chantiers. Aujourd’hui, certaines écuries tournent avec des budgets qui dépassent les 2 millions d’euros. C’est énorme et ça ne permet pas à des sponsors «moyens» d’émerger, car il n’y a pas les retombées médiatiques suffisantes pour équilibrer la balance. Rares sont ceux qui peuvent se permettre aujourd’hui de tels investissements. Il n’y a en tout cas pas la place pour 18 bateaux avec un tel budget.

Et il y a eu la tempête de 2002, lors de la route du Rhum?
Ces nouveaux multicoques qui venaient tout juste de sortir des chantiers n’étaient pas fiabilisés. C’était une erreur. Ce manque de préparation s’est ajouté à une tempête exceptionnelle: il y avait tous les ingrédients pour le carnage que cela a été.

Cette tempête, qui a décimé la flotte (3 multis 60 pieds à l’arrivée pour 18 au départ) reste dans toutes les têtes. Cinq ans après, où en sont les règles de sécurité?
Les bateaux ont évolué. Certes, ils peuvent se retourner, mais il n’y a pas eu d’accident «humain» depuis très longtemps. Le chavirage est toujours possible, tous les meilleurs l’ont connu. Aujourd’hui, on s’attache plus, la sécurité a fait des progrès, comme la mise en place de foils qui réduisent les coups de frein quand les coques plongent dans l’eau, les enrouleurs qui nous permettent au maximum de gérer les voiles sans se déplacer vers l’avant du bateau.

Avec cinq concurrents, le défi sportif est-il plus réduit?
Absolument pas. Après la période 2000-2005, au cours de laquelle il y avait entre 10 et 18 multicoques, on revient à la période d’avant 2000. Il n’y avait alors pas plus de six bateaux, et c’était des courses de légendes. Personne ne posait alors la question du défi sportif. Aujourd’hui, la configuration est la même. Peu de bateaux, c’est vrai, mais un sacré plateau, avec des concurrents redoutables. Prendre place sur le podium sera un sacré truc. Et surtout, il reste le défi de traverser l’Atlantique sur des machines incroyables.

Cinq trimarans qui participent tous aux mêmes courses. A force, vous devez bien connaître vos concurrents. C’est un paramètre de plus à gérer?
Pas vraiment. Sur ces machines, on ne se préoccupe pas d’eux. Ce sont des bateaux extrêmes. On est occupé à gérer notre propre course, à manœuvrer sans cesse. Et quand on réussit à avoir cinq minutes de répit, c’est pour dormir. C’est un peu comme quand un mec grimpe l’Himalaya. Il gère son avancée et celle de sa cordée, pas celle du mec derrière.

Vous faites équipe avec Jacques Vincent. Comment se construit un attelage pour une course à deux?
On ne se voit pas beaucoup sur une course pareille. On est tout le temps à fond. Alors on se croise. On n’a pas vraiment le temps de se mettre sur la tête. On échange peu, mais on essaie d’avoir des bons moments de rigolade. Jacques, c’est un ami, que je connais depuis longtemps. On a déjà remporté quelques courses, battu des records. C’était assez naturel qu’on court ensemble.

A deux , toujours à fond… Qui se ressemble s’assemble ?
J’ai tendance à toujours être à l’attaque, mais Jacques est plus attentif. Il sait gérer, ralentir, faire attention au matériel.

En 2009 devrait voir le jour une nouvelle série de multicoques, des monotypes de 70 pieds. Vous serez de la partie?
Nous allons d’abord faire cette «Jacques-Vabre». Pour la première fois depuis quinze ans que je navigue, j’ai un bateau avec un potentiel équivalent ou presque à celui de la concurrence. Pour la nouvelle classe, ce ne sera pas avant 2009. Mon sponsor actuel n’ira pas. C’est sûr que si j’ai le budget, je suis partant. Il faut trouver un partenaire et les démarches n’ont pas encore abouti.

yvanbourgnon.jpg

Dans : sport
Par kobe888
Le 1 novembre, 2007
A 13:56
Commentaires : 0
 

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