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Sport : Ou l’entraineur de Lorient est traité de paysan …

Ca vient du Monde et on y apprend que Gourcuff manage :  »à l’ancienne »

Depuis mardi 11 mars, on sait que la moitié des équipes présentes en quarts de finale de la Ligue des champions seront anglaises, et depuis vendredi que deux d’entre elles se rencontreront. Mais ce qui frappe ou devrait frapper, c’est moins l’identité nationale que l’identité tout court de cette bande des quatre : Manchester United, Chelsea, Arsenal, Liverpool

« Ben quoi ? Qu’est-ce que tu nous gonfles avec ça ? C’est normal.

- Normal à l’aune de l’époque, mon petit. Mais au regard de l’Histoire, il y a là quelque chose de très remarquable. Oui, mon petit, de l’Histoire. »

Jusqu’à la sanction post-Heysel, c’en était presque un jeu annuel. On se demandait quel club anglais, venu de quelle Cornouaille profonde, de quelle région minière du Nord, allait nous tomber dessus. En satellite de Liverpool, qui tenait les murs, c’était tantôt Leeds, tantôt Aston Villa, tantôt Ipswich Town – mon préféré. En général, ces clubs-minute raflaient un titre qui leur valait une tournée en Europe, chopaient une coupe continentale, et de préférence des champions, frôlaient ou réalisaient le triplé, puis retournaient s’enfouir dans leur mine profonde ou leur Cornouaille du Nord. Sait-on ce qu’est devenu la comète Nottingham Forest, venue voler deux titres européens à l’aube des eighties ? Sans doute repartie dans la forêt pour les redistribuer aux pauvres. Cependant qu’Ipswich Town – mon préféré – est devenu un club de bowling ou un groupe d’électro-pop français.

Dans les années 1990, on voit bien des Blackburn et autres Newcastle pointer leur nez, mais le casting des rôles principaux se fige tranquillement, sûrement, capitalistiquement. Manchester et Liverpool, depuis leur retour aux grosses affaires au milieu des années 1990, Arsenal, depuis l’arrivée de Wenger, Chelsea, depuis celle d’Abramovich, ont squatté comme des sénateurs à vie le haut de tableau de la League.

A quoi tient pareille constance ? Aux joueurs ? Sur une décennie, les effectifs ont eu le temps de changer trois fois. A l’entraîneur ? Les permanents Ferguson et Wenger pourraient accréditer cette hypothèse, qu’invalide néanmoins le petit turnover à la tête de Liverpool, et surtout la relative stabilité de Chelsea après le départ de Mourinho, qu’on avait pu croire magicien des Blues.

En réalité, nous assistons à la révocation de l’unité « équipe » au profit de l’unité « club ». Un club est une entreprise qui ne connaît pas la crise, ne tolère pas les coups de mou, et s’arrange pour être toujours en croissance. Les joueurs peuvent changer, l’entraîneur aussi, le club est là qui tient son rang – économique. Voyez Lyon : quatre entraîneurs en sept ans, un effectif très modulable, et toujours à peu près les mêmes résultats. Nommez Alain Chabat ou son chien Didier capitaine des Gones, l’OL sera champion et stoppé en quarts ou en huitièmes de la Ligue des champions. On déduit de son sextuplé la faiblesse de notre championnat, mais c’est juste qu’Aulas a mis son club à l’heure de l’Europe, à l’heure des clubs. Tandis qu’à Lorient Gourcuff persiste à bâtir une équipe, ce paysan.

A la rigueur, on ne voit, en France, que le PSG qui se soit également mis à l’heure de la stabilité entrepreneuriale. Même avec le prodige Landreau dans les buts et le génie Ronaldinho en 10, le club parvient toujours à tenir son rang.

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Dans : sport
Par kobe888
Le 19 mars, 2008
A 17:41
Commentaires : 4
 
 
 

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